MARDI 10 MAI / 19H30                  RENCONTRE / LECTURE                             AVEC MATHIEU RIBOULET

 

 

 

Dans le cadre et en partenariat avec le

festival LIBRES REGARDS, toute l'équipe du Marulaz est heureuse de vous convier à une Lecture/Rencontre avec Mathieu Riboulet

à la Librairie du Marulaz,

 

le Mardi 10 Mai 2016 à 19h30.

 

 

 

Crédits photographiques : Renaud Monfourny

 

Né en 1960 en région parisienne. Après des études de cinéma et lettres modernes à Paris-III,

il réalise pendant une dizaine d’années des films de fiction et documentaires autoproduits en vidéo,

puis il se consacre à l’écriture.

Il vit et travaille à Paris et dans la Creuse. 

 

Publications :

Un sentiment océanique, Maurice Nadeau, 1996 

Mère Biscuit, Maurice Nadeau, 1999 

Quelqu’un s’approche, Maurice Nadeau, 2000 

Le Regard de la source, Maurice Nadeau, 2003 

Les Âmes inachevées, Gallimard, « Haute enfance », 2004 

Le Corps des anges, Gallimard, 2005 

Deux larmes dans un peu d’eau, Gallimard, «  L’un et l’autre  », 2006, 

L’amant des morts, Verdier 2008 

Avec Bastien, Verdier, 2010 

Les œuvres de miséricorde, Verdier, 2012 

À la lecture (avec Véronique Aubouy), Grasset, 2014 

Prendre dates. Paris, 6 janvier - 14 janvier 2015, (Avec Patrick Boucheron) Verdier, 2015 

Lisières du corps, Verdier, 2015 

Entre les deux il n’y a rien, Verdier, 2015 

 

Pour découvrir le festival Libres Regards : 

http://festivallibresregards.com

JEUDI 07 AVRIL 2016  / 19H30              RENCONTRE / LECTURE                     AVEC MARC PERRIN

Toute l'équipe du Marulaz est heureuse

de vous convier à une

Lecture / Rencontre 

autour de Marc Perrin 

à l'occasion de la sortie de

SPINOZA IN CHINA

publié par Dernier télégramme

le Jeudi 7 Avril 2016 à 19h30 

 

MARC PERRIN est né à Clermont-Ferrand en 1968. Après des études de cinéma à l’université Paris 8, se consacre à l’écriture de textes aux frontières de la poésie, du théâtre, du carnet de bord. Est actuellement domicilié à Nantes. Développe un travail mêlant écriture & lecture_improvisation, seul ou en collaboration avec d’autres artistes. 

Marc Perrin est en 2009 à l’origine de la revue Ce qui secret dont il coordonne le projet. 

En 2015, Ce qui secret lance un nouveau cycle de publications à partir de Capitalisme et Schizophrénie de Deleuze et Guattari. Travaille actuellement au projet Spinoza in China : http://spinozainchina.wordpress.com

 

Publications ///

Vers en chant neuf – Ce qui secret / La rue blanche / Olibrius, 2008 /// Avoir lieu – Dernier Télégramme, 2010 /// Ainsi que dans les revues Aka, Ce qui secret, Chimères, Coaltar, Dixit, Du nerf, Gare Maritime, La tête et les cornes, La vie manifeste, LGO, Libr-Critique, Multitudes, Nioques, Ouste, remue.net, 22MdP... 

 

Extrait : 

" Par ailleurs, Spinoza in China est la biographie de l’enfant Ernesto, âgé de dix ans et quelques secondes, ou, et, dix ans et quelques siècles, à l’instant précis où l’émancipation n’est soudain pour lui plus une abstraction. Bon. Ça, c’est le programme. Dans les faits, on verra, Spinoza in China est le récit de multiples instants d’une émancipation — lente, laborieuse, mais tenace — c’est-à-dire le récit des instants d’une lutte bien aliénante, et d’une joie par moment super éclatante. Bref, Spinoza in China, est le récit d’un combat — en cinq rounds — avec Béatitude mon loulou en bouquet final. "

Marc Perrin

VENDREDI 11 MARS / 19H RENCONTRE/LECTURE                       AVEC MARIE DE QUATREBARBES

Le Marulaz accueille

Marie de Quatrebarbes

vendredi 11 Mars 2016 à 19H15

pour une rencontre / lecture autour de son travail.

 

Marie de Quatrebarbes a publié Les pères fouettards me hantent toujours (Lanskine, 2012)

Transition pourrait être langue (Les Deux-Siciles, 2013) et La vie moins une minute (Lanskine en 2014).

 

Elle a également publié des textes dans différentes revues, Coaltar, Remue.net, Ce qui secret, N4728, Rehauts, Poésie Première, Décharge, Ouste, La Passe, Rue Saint Ambroise, Petite, Neige d’août...

 

 

 

Elle est membre du comité de rédaction de remue.net et coordonne, avec Stéphane Korvin et Maël Guesdon, le collectif z : qui édite des textes à formats variables (http://zdeuxpoints.tumblr.com/) et héberge les revues Aka et La tête et les cornes.

photographie tous droits résevés

 

 

Extraits :

 

" Il n'est plus temps de compter les coups toc-toc à la porte du mardi

les pommes tombent sur la robe et s'écrasent

meurtrie, cassée, préfère la pourriture 

et mets-toi à genoux devant la possibilité

 

Les araignées tissent des rêves fantômes

il faut bien qu'elles se nourrissent

qu'on ne leur reproche pas la beauté de leur toile

l'expérience d'y être pris n'est pas regrettable

et quand elle s'y emmêle les pédales, la bête est risible "

 

extrait de La Vie Moins Une Minute, Editions Lanskine 2014

MERCREDI 2 MARS / 19H30          RENCONTRE AVEC                          ISABELLA CHECCAGLINI           DIRECTRICE DES EDITIONS YPSILON

JEUDI 21 JANVIER / 17H 30               LECTURE / RENCONTRE                    AVEC VALÉRIE ROUZEAU

Dans le cadre des Poètes du jeudi

le Marulaz / la  Librairie est heureux de vous convier à une rencontre / lecture avec

Valérie Rouzeau

le jeudi 21 Janvier à 17h30

Valérie Rouzeau 

Quand je me deux, Éditions Le temps qu'il fait 

Extrait :

" Mécanicienne en bleu parmi les digitales

Je ferai ça plus tard pas comédienne

Pas maîtresse pas danseuse même étoile

Pas voyageuse-représentante-placière ou femme fatale

Boulangère pâtissière couturière roturière 

Serveuse bonne notairesse cuisinière frigidaire

Infirmière laverie lingère même si légère

Pas comme comme commerçante pas femme savante

misère

Et ni con ni concierge ni blonde ni grande asperge

Ni mother ni maman ni nourrice agrégée

Ni soeur nonne ou sainte mère prostituée

Fille à marier mariée divorcée veuve défunte

Caissière crémière banquière chameau ni dromadaire

Pas chauffeuse de taxi je réparrai ferai

Que ça roule je ferai sous l'azur déjanté

Dans le rouge des coccinelles coquelicots vibrants

Évaporés au bord des routes mécanicienne. "

JEUDI 12 NOVEMBRE 2015 à 17H 30        LECTURE / RENCONTRE                    AVEC JEAN-LOUIS GIOVANNONI

Dans le cadre des poètes du Jeudi, 

Le Marulaz / la librairie reçoit

Jean-Louis Giovannoni

pour une lecture / rencontre

autour de son travail

le jeudi 12 Novembre 2015 à 17H30

animée par Élodie Bouygues et Jacques Moulin

 

 

 

Jean-Louis Giovannoni a exercé le métier d'assistant social, pendant plus de trente-cinq ans, dans un hôpital psychiatrique parisien.

Il fonde, en 1972, avec un groupe de jeunes travailleurs sociaux, la revue Champ Social, publiée par les Éditions Solin, et crée en 1977, avec Raphaële George, la revue Les Cahiers du double qu'ils codirigent tous deux jusqu'en 1981.

De 2005 à 2007, il est membre du comité de rédaction de la revue Nouveau Recueil.

En 1975, son premier recueil publié, Garder le mort, témoigne d'une écriture à la maîtrise impressionnante, resserrée, formulaire, parfois presque émaciée, qui en parlant de la mort, touche aux limites de la langue.

 

 

Derniers recueils parus :

-Ce lieu que les pierres regardent, suivi de Variations, Pas japonais et L'Invention de l'espace, préf. de Gisèle Berkman, Lettres Vives, 2009.

-Envisager, ill. de Gilbert Pastor, Lettres Vives, 2011.

-Issue de retour, Nice, France, Éditions Unes, 2013.

-Ici n'a pas lieu, ill. de Stéphanie Ferrat, Éditions Unes, 2013.

-Voyages à Saint-Maur, récit, Seyssel, Champ Vallon, 2014.

-Les mots sont des vêtements endormis, (rééd.), Éditions Unes, préface de François Heusbourg, postface de l'auteur avec des fragments inédits, 2014.

 

Extrait du Traité de la toile cirée, 1998 :

" Les mots ont intérêt à être brefs.

Il en va de la tenue de leur corps.

Les phrases, elles aussi, ne peuvent que s’arrêter. C’est physique.

Si le temps passé est long, il est toujours plus court que le silence entamé par un point final.

Même un livre doit être bref. Il est difficile d’imaginer un livre qui aurait le malheur de laisser toutes ses pages ouvertes en même temps. Les unes voulant prendre le pas sur les autres, occuper le premier rang. La seule chose qui resterait à faire, serait de fermer ce livre pour en finir avec la cohue, la pression de la multitude.

Ce n’est pas pour rien que nous laissons les livres soigneusement fermés, serrés les uns contre les autres, limités par des planches.

Quelle angoisse ce serait de laisser toutes ces pages battre l’air à leur guise, aller en tous sens dans le seul but d’occuper l’espace. L’air deviendrait vite impraticable.

Comment marcher si nous laissions les livres aller à leur libre cours ?

De la nécessité d’être bref.

Extrait de Pas Japonais, 1991 :

Peut-être que nos mots sont la seule 

Terre où l’on peut s’établir ?

-

Écrire, c'est se tenir à côté de ce qui se tait

A force de toujours emporter son corps 

avec soi à tout instant, de le tirer vers

le dedans : pourra-t-on demeurer un jour

dans ses gestes ?

-

Si tu es porté vers ce qui n’est pas toi,

c’est pour être augmenté de tout ce qu’il

te faut perdre.

Extrait de Les Mots sont des vêtements endormis, rééd. 2014 :

On a un visage pour ne pas effrayer les autres. Pour cacher ce trou dans lequel on vit.

*

Tu vas devant le miroir, et vois ce visage où tu as coutume de vivre. Parfois, tu te demandes si tu ne loges pas essentiellement dans ton regard. "

SAMEDI 17 OCTOBRE               RENCONTRE / DÉBAT

JEUDI 15 OCTOBRE 2015 / RENCONTRE

AVEC LES ÉDITIONS BRUNO DOUCEY

Attachés que nous sommes à faire découvrir

le travail des éditeurs autant que celui des auteurs,

toute l'équipe du Marulaz est heureuse de vous convier

à une rencontre autour des Éditions Bruno Doucey, 

 

le jeudi 15 octobre

à partir de 19h 15

à la librairie,

2, place Marulaz

25000 Besançon

On pourrait penser qu’une maison d’édition qui voit le jour n’a pas de mémoire, qu’elle n’est pas encore entrée dans l’Histoire. Ce n’est pas le cas pour les Éditions Bruno Doucey. À leur manière, ces dernières ont déjà une histoire parce qu’elles entretiennent une filiation avec une maison d’édition que j’ai longtemps dirigée, avant de devoir rendre les armes : les éditions Seghers, nées à la fin de la Seconde Guerre mondiale des valeurs de la Résistance et de la Libération. Leur récente mise en sommeil a renforcé ma détermination à créer une maison indépendante, libre de ses options et de sa politique éditoriale.

 

 

Une poésie vivante et généreuse, ouverte et offerte à tous, une poésie qui ouvre nos horizons et nous rend plus forts ensemble, voilà la poésie que cette nouvelle maison d’édition veut promouvoir.

Poète, éditeur de poètes, j’entends d’abord faire découvrir les richesses insoupçonnées des poésies du monde. Les premiers livres donnent le ton : les poètes que nous publions proviennent de tous les continents : de France bien sûr, mais aussi des États-Unis, d’Irak, du Canada, d’Haïti… Et nous préparons déjà, pour les années à venir, d’autres voyages autour du monde. À l’heure où la France fait valoir les prérogatives de son Identité nationale, nous tenons à rappeler que la langue française ne possède ni cadastre ni titre de propriété. Elle est un espace libéré des frontières où chaque être repousse les limites de l’horizon d’autrui.

Poésie de combat, en somme ? Oui, dès lors que nous apprenons à métisser nos héritages culturels et humains pour bâtir un nouvel art de vivre ensemble.

Et puisque nous avons réédité les poèmes qu’il écrivit pendant la Résistance, laissons à Pierre Seghers le soin de conclure par ces mots :

« Si la poésie ne vous aide pas à vivre faites autre chose.

Je la tiens pour essentielle à l’homme,

autant que les battements de son cœur. »

Bruno Doucey

http://www.editions-brunodoucey.com

 

WE SUISSE

du 08 au 10 OCTOBRE 2015

Sous le titre, WE SUISSE, « we » étant à lire comme le diminutif de week-end et le « nous » en langue anglaise, nous rassemblons une vingtaine d’artistes, certains issus de la musique improvisée, et d’intellectuels helvètes ou résidant en Suisse, autour de temps forts. Avant tout, cet événement au programme dense et fédérateur, se déroulera dans un esprit convivial et généreux (totale gratuité).

 

 

À partir du jeudi 8 octobre

SÉLECTION COUPS DE CŒUR DU LIBRAIRE

ÉDITIONS DE VIVIANNE VAN SINGER.

Les éditions de LA MAISON CHAUFFANTE présentent dans leur COLLECTION HORS LIMITE des livres d’artistes protéiformes présentés dans une boîte métallique. L’acquéreur peut alors décider librement de la mise en exposition de l’objet-livre.


http://wesuisse.weebly.com

LECTURE/RENCONTRE - ALBANE GELLÉ

Sur une invitation des Poètes du Jeudi,

toute l'équipe du Marulaz est heureuse de vous convier

à une rencontre autour d'Albane Gellé,

rencontre qui sera animée par

Élodie Bouygues et Jacques Moulin

 

le jeudi 08 octobre

à partir de 17h 30

à la librairie,

2, place Marulaz

25000 Besançon

 

Albane Gellé est née le 7 décembre 1971 à Guérande (44). A organisé (de 1999 à 2012) dans différents lieux (Saffré, Oudon, Abbaretz, Saumur)des évènements et des actions autour de la poésie, de la littérature, au sein d'associations (Hurluberlu, Compagnie Cent Doutes, Poïen, Littérature et Poétiques devenue La Maison des Littératures). Vit aujourd'hui à Saumur (49), s'apprête à déménager à Chênehutte (49).A créé en 2014 "Petits chevaux et compagnie" (petitschevauxetc.canalblog.com) qui proposera à partir de l'automne 2015 des temps et des espaces pour développer les liens avec le cheval.

(photo Michel Durigneux)

 

 

Publications :

A partir d'un doute, éd Voie Publique, Nantes (1993)- épuisé

Hors du bocal, éd. Le Chat qui Tousse, Cordemais (1997)- épuisé

En toutes circonstances, éd.Le Dé Bleu (collection Farfadet bleu), Chaillé-sous-les-Ormeaux (2001)- réédition à l'automne 2014 aux éditions Cadex avec des images de Valérie Linder et quelques nouveaux poèmes.

De père en fille, éd.Le Chat qui Tousse, Cordemais (2001)

Un bruit de verre en elle, éd. Inventaire/Invention, Paris (2002)- épuisé

L'air libre, éd. Le Dé Bleu, Chaillé-sous-les-Ormeaux (2002)

Aucun silence bien sûr, éd. Le Dé Bleu, Chaillé-sous-les-Ormeaux (2002)- épuisé

Quelques, éd. Inventaire/Invention, Paris (2004)- épuisé

Je te nous aime, éd. Cheyne, Le Chambon-sur-Lignon (2004)- 4ème édition en 2012

Je, cheval, éd. Jacques Brémond, Remoulins-sur-Gardon (2007)

Bougé(e), éd. du Seuil, Paris (2009)

Pointe des pieds sur le balcon, éd. La Porte, Laon (2012)

Si je suis de ce monde, éd. Cheyne, Le Chambon-sur-Lignon (2012)

Nous valsons, éd. Potentille, Varennes-Vauzelles (2012)

Voilà, ed. Contre-allée, Montluçon ( 2012) - épuisé

Où que j'aille, ed. Esperluette (2014)

À laveugle, avec Samuel Buckman, Ficelle, N° 119, ed Vincent Rougier (2014)

Souffler sur le vent, ed. La Dagonne (2015)

Souffler sur le vent de Albane Gellé  Ed. La Dragonne, 2015, par Antoine Emaz

Comme le titre l’indique, c’est un recueil aérien.

On pourrait entendre aussi un écho à la chanson de Dylan Blowin’ in the wind, mais il n’y a pas de

« message » porté par les poèmes sinon celui d’un accord profond avec la vie.

Il reste des difficultés, des zones d’ombre, « des grosses questions (qui) ont fait trembler notre sol / ce printemps, et jusqu’aux fondations » (p69), ou bien « sur le trottoir, un homme assis / (qui) passe les heures de sa journée à / mourir lentement » (p26). Mais cela demeure en arrière-plan, dépassé par un élan qui emporte grâce à la relation amoureuse et au rapport avec la nature. 

Dans ce recueil, la poésie tient de la fleur des champs et de l’herbe folle, de la danse et de la joie malgré tout, mais sa légèreté n’est pas si facile à analyser, comme toute poésie « simple », pour autant que la poésie puisse l’être.

Le poème est construit par éclats, juxtaposition de détails, collage de micro-scènes, avec un élément unifiant souvent donné au début ou en chute. Les sensations sont très présentes, précises : « les cerises tombent sur la table avec un bruit / de petit animal mort » (p62). Et chaque détail, s’il participe à l’ensemble, conserve son autonomie.

Ceci donne au poème entier, dont la longueur ne dépasse pas la page, une allure de mobile ou d’envol de papillons. On pourrait penser à Eluard pour cette façon de donner un axe très lisible, et laisser graviter autour des éléments moins directement saisissables. Mais l’image chez Albane Gellé n’a rien de surréaliste, même si la rêverie peut être présente. Il s’agit plutôt d’éléments extraits de la vie quotidienne, personnelle ou familiale, rendus elliptiques parce que tronqués, sortis de leur contexte explicatif et apparemment sans lien les uns avec les autres. Un peu comme s’il n’était pas nécessaire d’en dire plus, ce qui est une des marques de l’écriture « intime ».

Pour s’y retrouver, l’auteur n’a pas besoin de développer davantage, mais du coup le lecteur ressent une curieuse impression de proximité et d’étrangeté à la fois, puisqu’il n’a pas les clés, les circonstances, le cadre et les références. Pour donner un exemple court, ce poème page 57 : « un tournesol en tour Eiffel sur un espace / photographique, parmi des pierres / à la mémoire claire et certaine, / nous sillonnons des routes désertes, / des horizons tous les cent mètres, / un chien souriant mange des boules vertes, bleues, / rouges, on ramènera le cochonnet / ainsi qu’un très très petit chat / quelque chose dans nos voix / chante ». Le début désoriente: une image, une photo, une carte postale… ? « nous sillonnons » semble renvoyer ensuite à des promenades (réelles, rêvées à partir de l’image ?).

Puis on a un moment précis avec le chien qui joue et bouleverse le jeu de pétanque avec boules en plastique multicolores. « on ramènera » : fin de la promenade, des vacances, du livre illustré pour enfants… avec un chaton perdu adopté au passage ? Les deux derniers vers bouclent et ramènent au bonheur familial. On voit qu’il n’y a pas cryptage ou hermétisme délibéré, mais seulement travail d’ellipse et juxtaposition rapide d’images ou d’événements qui forment comme une suite sans enchaînement. Mais la chute rassemble le tout en une image de vie heureuse. Poésie « simple ». 

A la différence de livres précédents comme Je te nous aime (alternance des pronoms personnels) ou Si je suis de ce monde (leitmotiv de « Tenir (…) debout »), il n’y a pas ici de dispositif formel repris et constituant chaque poème en une variation à partir d’un cadre qui sous-tend tout le livre. Souffler sur le vent est un recueil de poèmes libres en vers libres : l’auteure joue aussi bien de la coupe du vers que de l’enjambement, les séquences du poème peuvent être liées ou séparées par des blancs, la ponctuation est absente sauf la virgule et le point d’interrogation si nécessaires, le travail sur les sonorités est sensible mais jamais appuyé ou mis en valeur pour lui-même… L’ensemble donne cette impression d’une écriture naturelle, sans recherche d’effets, qui correspond bien au projet annoncé dans l’avant-propos : « Je continue à tisser les sens avec les sons, à tendre étendre mes chantiers, à inventer, jusqu’à de nouvelles questions. Traduire ce qui arrive en face, ou des bas-côtés, aimer des poèmes-territoires, aimer, rien d’autre. »(p9).  

 

Antoine Emaz 
 

 

Albane Gellé, Souffler sur le vent, Editions La Dragonne

LECTURE / RENCONTRE                      AVEC CHRISTOPHE MANON               JEUDI 24 SEPTEMBRE 2015 À 19H15

JEUDI 24 SEPTEMBRE

19H15

LECTURE/RENCONTRE

AVEC CHRISTOPHE MANON

À L'OCCASION DE LA PARUTION DE

EXTRÊMES ET LUMINEUX

AUX ÉDITIONS VERDIER

D’énigmatiques annotations au dos de photos défraîchies d’aïeuls oubliés, des souvenirs disparates et diffus, la saga d’un théâtre ambulant, un petit hameau perdu au coeur d’une campagne ingrate et inhospitalière, deux vieilles femmes, des filles et des garçons, un bureau, un grenier, un side-car, des tractions avant et des Fiat 500, une tribu de Ritals, un enterrement, de l’alcool et des drogues, toute l’immensité des détresses enfantines, des moments de grâce, des étreintes sauvages, ardentes, exaltées, et cependant d’une douceur presque insoutenable, des destins d’hommes comme tous les hommes, un maelström de voix et de paroles.

À la fois, exploration de la mémoire, histoire d’amour et enquête familiale, ce récit composé d’une succession haletante de scènes fondatrices nous livre le tableau d’une sensibilité qui s’éveille et s’ouvre au monde. Un hommage rendu aux morts et aux mots qui sauvent, à la mémoire, au papier tue-mouche, au tabac Caporal, au Langage secret des animaux.

BIBLIOGRAPHIE de Christophe Manon :

 

Cache-cache, Derrière la salle de bain, 2012

Testament (d’après François Villon), Léo Scheer, 2011

Qui vive, Dernier Télégramme, 2010

Univerciel, Nous, 2009

Protopoèmes, Atelier de l’agneau, 2009

l’idieu, ikko, 2007

Fiat lux, MIX., 2006

l’éternité, Dernier Télégramme, 2006, rééd. 2014

La Mamort (avec Michel Valprémy), Atelier de l’agneau, 2004

Ruminations, Atelier de l’agneau, 2002

ATELIER / RENCONTRE

                   







           Aujourd'hui mardi 7 juillet, à partir de 19 heures, la Librairie du Marulaz est heureuse de vous inviter à une soirée, poésie / atelier d'écriture / lecture / improvisation, organisée par le GFEN (Groupe Français d'Education Nouvelle), à l'occasion de leur université d'été qui se tient à Besançon du 6 au 8 juillet


http://www.gfen.asso.fr/fr/ue_besancon_2015


Nous sommes convaincus que l'homme ne naît pas « démocrate » ni solidaire, il le devient. Pas de génération spontanée mais des processus, qui font de toute situation d'éducation et de formation autant de chemins de conditionnement, de mise en soumission aveugle ou bien d'émancipation.

 

« Tous capables ! » affirmons-nous, pari audacieux sur  les capacités de  l'humain à s'émanciper de  sa condition  et  des  fatalités  intériorisées.  Loin  de  n'être  que  spéculation  utopique,  notre  expérience plurielle  en  témoigne,  notamment  sur  des  terrains  réputés  difficiles :  éducation  prioritaire,  classes spécialisées, dispositifs relais, quartiers...

 

Le  prix  de  l'échec  scolaire,  outre  ses  conséquences  sur  l'avenir  professionnel,  est  élevé  pour  les individus comme pour  la  société :  perte  de  l'estime  de  soi,  sentiments  d'incapacité  personnelle  et de disqualification symbolique qui amènent à l'inhibition, au renfermement, mais aussi au ressentiment et à  la  violence  contre  soi  ou  les  autres.  Faute  de  socialisation  satisfaisante,  l'individu  — en  mal d'appartenance, d'inscription dans un collectif solidaire lui faisant place — devient une proie facile pour toutes les manipulations et monstruosités. Celui-ci n'a  pas  suffisamment  fait  l'expérience  du  débat,  de  la  confrontation d'idées,  de  l'épreuve  de  la  raison,  d'une  réflexion  certes  exigeante  mais  finalement  jubilatoire  et intellectuellement émancipatrice. Comprendre, c'est élargir sa maîtrise du réel et renforcer la confiance en  ses propres  capacités. Comprendre ensemble,  c'est s'inscrire  dans  un  collectif  porteur  de  progrès, structurant et sécurisant.

 

La  société,  par  l'intermédiaire  de  son  école,  cherche  à  perpétuer  le  lien  social  auprès  des  jeunes générations, en transmettant les acquis du passé et en éduquant aux valeurs communes. Autrement dit, la  scène  scolaire  est  le  terrain  d'essai  de  la  citoyenneté.  Au-delà  des  discours,  de  quels  principes relèvent  les  pratiques  au  quotidien  des  classes  :  appel  au  conformisme  et  à  la  soumission  ou à  la créativité  et  à  la  liberté  de  pensée ?  Imposition  dogmatique  des  règles  et  contenus  ou  incitation  à  la recherche et au débat ? Compétition ou coopération ? Sélection ou promotion collective ? C'est dire la responsabilité des éducateurs...

 

***

A l'occasion de sa panthéonisation, le Musée de la Résistance et de la Déportation de Besançon met en lumière le parcours de Germaine Tillion à travers deux expositions. Lors de l'Université, le GFEN proposera un atelier "Préparer une visite d'exposition : « Germaine Tillion, les armes de l'esprit »" le lundi après-midi.    


RENCONTRE / LECTURE                     JEUDI 25 JUIN À 19H15                          AVEC FRANCK DOYEN

 

 

 

Le Marulaz est heureux de vous convier à une Rencontre / Lecture avec le poète

 

 

Franck Doyen 

le jeudi 25 juin à 19h15

 

 

 

 Franck Doyen est écrivain-poète.

 

Il a déjà publié :

 

Champs de lutte, AEncrages&Co - 2014

Littoral, L’Atelier de l’Agneau - 2013

VOUS dans la montagne, Le Dernier Télégramme - 2012 Inventaire de début du jour, L’Atelier de l’Agneau - 2011

B.I.O.bio - un désastre autobiographique, Propos/2éditions - 2010 EC / rire au moment où, L’Atelier de l’Agneau - ré-édition 2012 Lettres à la Première Bosse, Propos/2 éditions - 2007

 

 

En collections :

L’arrache-lino, éd. Contre-Allées - 2005

Jacques ESSE - Journal d’un pêcheur de frites, IdP éditeur - 2004 Jardins, L’Atelier de l’Agneau - 2002

Le MondeFuite, Éditions de l’Heure - 2002

Il a reçu en novembre 2011 une Bourse d’Ecriture du CNL (Centre National du Livre).

Son travail est avant tout textuel. Cependant, il travaille régulièrement sur scène en collaboration avec improvisatrice vocale, danseuse, performer, plasticiens - notamment au sein du duo Pasang et du Collectif ET.

Il est régulièrement invité dans des manifestations ou lieux de littératures et d’arts contemporains (Centre Pompidou-Beaubourg de Paris, Voix vives - Sête, Expoésie - Périgueux, Voix de la Méditerrannée - Lodève, Marché de la Poésie de Paris...).

Il anime depuis plus de quinze ans des work-shops, des ateliers d’écritures poétiques et de découverte des écritures poétiques contemporaines, auprès de publics diversifiés.

Il s’est occupé pendant dix ans de la revue de poésies contemporaines 22(M)dP. Il collabore actuellement à la maison d’édition Faï fioc (Montpellier).

Il est co-coordinateur de POEMA – événement autour des écritures poétiques contemporaines. 

 

Rencontre/Lecture 

 

Le Marulaz est heureux de vous convier à une Rencontre / Lecture avec la poète

 

 

Nadine Agostini 

le vendredi 19 juin à 19h15

 

à l'occasion de la sortie de son livre

"Dans ma tête "

aux éditions Dernier Télégramme

 

Présentation proposée par lelitteraire.com


Nadine Agostini, Dans ma tête

Dans la vraie vie

 

Née en 1960, à ce qu’il paraît — et si on la croit -, Nadine Agos­tini consulte chaque année les maga­zines de consom­ma­teurs qui étudient et ana­lysent les pro­duits anti­rides. « Son père n’était pas Arsène Lupin. Sa mère n’était pas Mari­lyn Mon­roe. En consé­quence, Nadine Agos­tini n’est pas Rita Hay­worth. Le pre­mier jour du mois, elle mange des len­tilles » ajoute-t-elle en pros­cri­vant un je qui reste pour elle tou­jours un autre. Sa vraie vie est donc un roman qu’elle décline par anti­phrases avec Dans ma têteet selon l’injonction de la phrase (de Henry James) qu’elle affec­tionne : “Il est temps de vivre la vie que tu t’es ima­gi­née.“

Elle y tente l’impossible : à savoir un entre­tien aussi infini qu’en mor­ceaux avec une des­ti­na­trice défi­nie ainsi : « tu ne peux savoir com­ment je pense tant que tu n’as pas dans la tête ce qu’il y a dans la mienne ». Mais cette femme n’est qu’un leurre ou plu­tôt son propre double : une « dame au fichu qui est loin d’être fichue ». Qu’importe si elle n’a « jamais fait l’amour avec un bûche­ron » — ce qui reste une hypo­thèse dou­teuse. Mais de toute façon cela ne nous regarde pas. Tout ce qu’on retien­dra est contenu dans des images angois­santes (tirées entre autre du « Tita­nic » et de « La leçon de piano »).

Se déclinent des anti-mémoires drôles et graves bien plus pro­fondes qu’il n’y paraît. Entre temps Nadine Agos­tini désherbe l’escalier de son jar­din, contemple ses fleurs, se dit créole puis reprend ses digres­sions ver­bales afin de nous ré-enchanter de ses phrases qui se veulent anti-frasques mais où crèche outre-langue les reli­quats des tré­fonds du cer­veau. On est loin des lacan-dira-t-on ou dans des dik­tats puisque la néga­tion fait office de sésame. Le tout en des suites de des­centes qui ne sont de fait que des remon­tées.

Le tra­gique de l’existence ne se livre que par la déri­sion et l’éclat de rire sal­va­teur. Nadine Agos­tini reste ainsi la funam­bule per­chée sur le verbe. Elle le met en cha­leur par un rire sou­ve­rain et de sacrés coups de reins phy­siques et intel­lec­tuels. Ils scandent et « esclandrent » ce qui passe dans la tête afin que l’ironie du sort en sorte plus vivante qu’hier et bien moins que demain. Le tout selon l’injonction du vieux Totor (Hugo) que l’auteure n’aime pas mais dont elle ché­rit la phrase (qu’elle garde dans son sac) : “Aujourd’hui est le pre­mier jour du reste de ma vie.“A cha­cun d’eux suf­fit sa peine. Et son plai­sir idem."

 

jean-paul gavard-perret

 

Nadine Agos­tini, Dans ma tête, Edi­tions der­nier Télé­gramme, Limoges, 2015, 48 p. - 9,00 €.

RENCONTRE/LECTURE

Dans le cadre du Festival LIBRES REGARDS

 

Le Marulaz accueille l'auteur

 

Abdellah Taïa 


le 07 Mai 2015 à 18H00

pour une rencontre autour de son travail 

 

 

 

photographie :

Jeremy Stigter (tous droits réservés)

RENCONTRE/LECTURE

 

 

Dans le cadre du travail entrepris sur les archives de Julien Blaine par le FRAC de Franche-Comté,

 

 Le Marulaz reçoit 

sur une proposition du FRAC FC.

 

Julien Blaine

 

le O4 Avril 2015 à 19H30

 

à l'occasion de la sortie de 

 

LA POÉSIE À OUTRANCE — à propos de la poésie élémentaire de julien Blaine, 

Editions du FRAC de Franche-Comté, 2015

 

 

A l’occasion des portes ouvertes de la Cité des Arts, le Frac Franche-Comté reçoit Julien Blaine autour du travail entrepris autour de ses archives. 

14h30 Intervention de Gilles Suzanne et Marie Verry dans la bibliothèque de la Cité des arts 

17h30  en salle de Conférence, Gilles Suzanne reviendra sur la pratique et l'œuvre de Julien Blaine

 

 

 

 

 

 

photographie :

Olivier Roller (tous droits réservés)

RENCONTRE /LECTURE

Le Marulaz accueille la poète 

 

Édith Azam

 

le 15 Janvier 2015 à 19h00

pour une lecture /rencontre autour de son travail.

 

 

 

photographie :

Patrice Forsans ( tous droits réservés)

 

RENCONTRES / LECTURES

La librairie du Marulaz reçoit

 

LES ÉDITIONS AL DANTE

en présence DE LAURENT CAUWET


ET DES AUTEURS JÉRÔME BERTIN ET YANNICK TORLINI


Le vendredi 24 Octobre 2014

à partir de 19h15






photographie : 

Olivier Roller ( tous droits réservés)

INAUGURATION

L'équipe du Marulaz vous convie à

 

L'INAUGURATION DU MARULAZ

Le samedi 11 octobre 2014

à partir de 18h00

 

Lectures de Virginie Gautier, Frédérique Soumagne, Christophe Manon et Fabrice Caravaca

Concerts du groupe DRESS puis duo entre Guy Pothier et Jacques Marquès


 

photographies : Patrice Forsans (tous droits réservés)

RENCONTRE / LECTURE

La librairie du Marulaz reçoit

 

 

JACQUES MOULIN

Le vendredi 03 Octobre 2014

à partir de 19h15

 

à l'occasion de la sortie de "PORTIQUE"

aux éditions de l'Atelier Contemporain.




photographie :

Patrice Forsans ( tous droits réservés)

SAS LE MARULAZ


Fanny Robbe

&

Patrice Forsans

 

Contact

2, place Marulaz

25000 Besançon

Tel : 09 67 46 47 25